Syndicat National de la Chasse
Chasse info
Table ronde sur la chasse : les chasseurs suspendent leur participation
Source : AFP
01.10.08
La Fédération nationale des chasseurs (FNC), signataire fin juillet d'un accord avec les écologistes, a annoncé mercredi avoir suspendu sa participation aux discussions en raison notamment d'un désaccord sur les dates de fermeture de la chasse au gibier d'eau.
"Il n'y a pas eu d'entente sur les dates de chasse (...) donc nous avons annoncé que nous suspendions notre participation à la table ronde du Grenelle", a déclaré à l'AFP Henri Sabarot, vice-président de la FNC.
"Nous n'allons pas revenir à la table ronde. C'est au ministre d'arbitrer", a-t-il ajouté.
Les chasseurs proposent d'échelonner les dates de fermeture de la chasse sur le mois février en fonction des espèces et affirment que ces dates sont "validées par des études scientifiques". Les écologistes souhaitent maintenir la date actuelle du 31 janvier.
La ligue Roc, organisation de protection de la faune sauvage, a regretté que les chasseurs "préfèrent le conflit à la possibilité de trouver une solution".
"J'espère que cette décision ne sera pas définitive et qu'ils seront présents le 9 octobre (date prévue de la prochaine réunion)", a déclaré à l'AFP son directeur Christophe Aubel.
Associations de chasseurs, de protection de la nature et représentants du monde rural ont signé le 26 juillet un accord portant sur les dates d'ouverture de la chasse au gibier d'eau, source de polémiques récurrentes, et, plus largement, sur la gestion de la faune et des territoires.
Cet accord sans précédent a été obtenu à l'issue d'une table ronde de trois mois présidée par le député UMP de la Somme Jérôme Bignon. Les discussions entre les différents signataires ont repris début septembre.
Communiqué CPNT du 18 septembre 2008 Table ronde « chasse » : La table ronde « chasse », réunie autour de Jérôme Bignon, député UMP, a repris ses travaux après avoir accouché fin juillet « au forceps » d’un 1er accord inique et scandaleux, signé en catimini et sans bruit par quelques uns, certains après pressions, consacrant ainsi la victoire et l’emprise des anti chasse extrêmes.
On prend les mêmes mais qu’on ne recommence pas …
ou alors qu’on y change les négociateurs !
CPNT a dénoncé vigoureusement cet accord car il n’est qu’un coup de poignard dans le dos des chasseurs. En effet, les concessions faites aux antichasse, pour de simples considérations politiques et bien peu scientifiques ou techniques, sont exorbitantes face au gain de 9 jours de chasse ; avancée certes positive et louable mais nettement insuffisante.
De nombreuses manifestations ont eu lieu cet été contre cet accord parisianiste : elles ont même reçu le soutien de nombreux élus de terrain de la majorité actuelle !
Le prix à payer par les chasseurs pour ces cadeaux faits aux écologistes est trop lourd, d’autant qu’il s’ajoute à une kyrielle d’écotaxes et d’impôts écolos anti pouvoir d’achat décidée par le ministre de l’écologie.
Il est d’autant plus incompréhensible que ce cadeau est fait par le gouvernement à des mouvances politiquement plus proches de la gauche et des verts que de l’actuelle majorité ; comprenne qui pourra… Pourtant, les chasseurs ont joué le jeu de la concertation mais pas pour se faire rouler dans la farine … bio !
Pour CPNT, cette bérézina de la chasse doit donc être dorénavant politiquement corrigée, ne serait-ce que par justice. Le ministre de l’écologie et les participants à la table ronde doivent maintenant absolument rééquilibrer les choses au profit de la chasse et des chasseurs ! Au Président de la République d’y veiller !
Que le ministre de l’écologie, sur proposition des participants à la table-ronde « chasse », fixe au minimum, dès cette saison de chasse, les dates de fermeture de la chasse au gibier d’eau au 10 février pour les canards et limicoles et au 20 février pour les oies, en attendant mieux ensuite en fonction des études du GECO !
Seule cette décision, avec des améliorations apportées au 1er accord de juillet dernier (récupération de la chasse du courlis cendré et du vanneau) et avec la défense de la chasse dans d’autres dossiers spécifiques (piégeage, montagne, etc.), pourra alors être considérée comme un geste positif et encourageant par les chasseurs.
Dans le cas contraire, si la table ronde « chasse » s’oriente une nouvelle fois vers un simulacre d’accord faisant la part belle uniquement aux écologistes antichasse, alors autant en changer les participants qui s’y révéleraient incapables de défendre les chasseurs de France en leur obtenant des avancées promises, attendues et acceptables.
En tout cas, CPNT continuera à particulièrement vigilant pour éviter que, comme lors du 1er accord signé pour les ouvertures en juillet dernier, les chasseurs soient une nouvelle fois les dindons de la farce et se fassent encore plumer !
Si tel était le cas, le prix à payer par les concepteurs et soutiens politiques de cet accord ne pourrait alors être qu’électoral. La facture de J-L. Borloo, après son coup de la TVA sociale et de ses écotaxes, commencerait alors à être sérieusement salée pour l’actuelle majorité !